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Au pairDepuis le Brexit, devenir jeune au pair au Royaume-Uni est nettement plus compliqué pour les Français et les autres citoyens européens. Il n'existe pas de visa britannique spécialement destiné aux jeunes au pair : pour être accueilli par une famille et travailler légalement auprès de ses enfants, il faut déjà disposer d'un droit de travailler au Royaume-Uni.
Une ETA ou un séjour en tant que visiteur ne permet pas de travailler comme au pair, même si vous êtes logé(e) et nourri(e) par la famille. Avant de chercher une famille d'accueil, vérifiez donc d'abord votre situation au regard de l'immigration britannique.
Les possibilités dépendent principalement de votre nationalité et de votre statut. Certaines personnes peuvent notamment travailler grâce au Youth Mobility Scheme, à leur settled status ou pre-settled status, ou à un autre visa autorisant le travail.
Un jeune au pair vit chez une famille d'accueil et participe principalement à la garde des enfants et à certaines tâches légères liées à leur quotidien. En contrepartie, la famille fournit généralement le logement et les repas, auxquels peut s'ajouter une rémunération.
Le principe repose aussi sur l'échange culturel : vivre avec une famille britannique permet de pratiquer l'anglais au quotidien et de découvrir la vie au Royaume-Uni de l'intérieur.
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Attention toutefois à l'image traditionnelle de l'au pair simplement « logé et nourri contre quelques heures de baby-sitting ». Au Royaume-Uni, la situation peut relever du droit du travail et notamment des règles sur le salaire minimum. Les conditions concrètes de l'arrangement sont donc importantes.
Oui, mais pas simplement parce que l'on est Français ou citoyen de l'Union européenne. Depuis la fin de la libre circulation, un Européen qui souhaite s'installer au Royaume-Uni pour devenir au pair doit disposer d'un statut d'immigration lui permettant de travailler.
Les principales situations permettant d'envisager un emploi au pair sont les suivantes :
Si vous êtes Français et que vous n'avez jamais vécu au Royaume-Uni avant le Brexit, le simple fait d'avoir un passeport français ne vous donne donc plus le droit de venir travailler comme au pair.
Les règles générales ont changé pour de nombreux séjours depuis la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Notre guide sur les formalités pour voyager entre la France et le Royaume-Uni permet de faire le point avant le départ.
Non. Le Royaume-Uni ne propose pas de visa spécifiquement destiné aux jeunes au pair.
C'est l'une des principales différences avec la situation qui existait pour les Européens avant le Brexit. Trouver une famille prête à vous accueillir ne suffit pas à obtenir le droit d'entrer au Royaume-Uni et d'y travailler.
Vérifiez votre droit au travail avant de payer une agence, d'acheter vos billets ou de vous engager auprès d'une famille. Une offre d'au pair ne crée pas à elle seule un droit à un visa britannique.
Un Français peut toujours devenir au pair en Angleterre, en Écosse, au pays de Galles ou en Irlande du Nord, mais uniquement s'il possède un statut autorisant le travail au Royaume-Uni.
Les personnes couvertes par l'EU Settlement Scheme peuvent continuer à vivre et travailler au Royaume-Uni selon les droits associés à leur statut. Cela concerne principalement les citoyens européens qui vivaient déjà au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition du Brexit, ainsi que certaines situations particulières.
Si vous êtes concerné(e), vérifiez les conditions applicables à votre settled status ou à votre pre-settled status.
Non. L'ETA pour le Royaume-Uni est une autorisation de voyage destinée notamment aux visites de courte durée. Elle ne constitue pas un permis de travail.
Vous ne pouvez donc pas entrer au Royaume-Uni comme visiteur puis travailler plusieurs mois chez une famille sous prétexte que vous êtes rémunéré(e) sous forme d'argent de poche, de repas ou d'hébergement.
Non plus. Les règles britanniques indiquent explicitement qu'une famille ne doit pas employer comme au pair une personne présente au Royaume-Uni en tant que visiteur ou venue pour une visite de six mois ou moins.
Le Youth Mobility Scheme est aujourd'hui l'une des voies les plus adaptées pour les jeunes de certaines nationalités qui souhaitent vivre et travailler temporairement au Royaume-Uni.
Ce visa permet généralement de vivre et travailler au Royaume-Uni pendant 2 ans. Certaines nationalités bénéficient de possibilités différentes ou d'une prolongation.
En 2026, le programme est notamment accessible aux ressortissants de plusieurs pays et territoires, parmi lesquels l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, le Japon, l'Islande, Monaco, Andorre, Saint-Marin, l'Uruguay, Hong Kong et Taïwan, sous réserve des conditions propres à chaque nationalité.
L'âge maximal dépend du pays :
La France ne participe pas au Youth Mobility Scheme. Un ressortissant français ne peut donc pas demander ce visa uniquement sur la base de sa nationalité française.
Le candidat doit notamment disposer d'au moins £2 530 d'économies. Cette somme doit avoir été disponible sur son compte pendant au moins 28 jours consécutifs selon les conditions fixées par les autorités britanniques.
D'autres critères s'appliquent selon la nationalité et la situation personnelle. Il faut donc vérifier son éligibilité avant de commencer les démarches.
Pas pour toutes les nationalités. En 2026, le système de ballot du Youth Mobility Scheme concerne notamment Hong Kong et Taïwan. Les ressortissants japonais et sud-coréens n'ont plus à passer par ce tirage au sort.
Un Student visa peut autoriser son titulaire à travailler, mais ce n'est pas un visa conçu pour venir au Royaume-Uni afin d'être au pair. Les études doivent rester la raison du séjour.
Le nombre d'heures de travail autorisées dépend notamment du cursus et de l'établissement. Certains étudiants suivant une formation à temps plein de niveau universitaire peuvent travailler jusqu'à 20 heures par semaine pendant les périodes de cours, tandis que d'autres sont limités à 10 heures ou n'ont pas le droit de travailler.
Ne partez pas du principe qu'un Student visa autorise automatiquement un emploi au pair. Vérifiez les conditions indiquées sur votre statut d'immigration et assurez-vous que les horaires demandés par la famille restent compatibles avec vos restrictions de travail.
Une fois votre droit au travail vérifié, vous pouvez commencer à chercher une famille. C'est dans cet ordre qu'il vaut mieux procéder : une famille intéressée ne pourra pas contourner les règles d'immigration si vous n'avez pas le statut nécessaire.
Les plateformes spécialisées dans les placements au pair permettent de mettre en relation candidats et familles. Avant d'accepter une proposition, prenez le temps d'organiser plusieurs appels vidéo et de discuter directement avec les parents.
Demandez précisément combien d'enfants vous devrez garder, leur âge, leurs horaires d'école ou de crèche et ce que la famille attend de vous au quotidien. Faites également préciser les éventuels baby-sittings en soirée et les tâches ménagères demandées.
Le logement mérite la même attention : demandez où se trouve votre chambre, si vous partagez une salle de bains, comment sont organisés les repas et si vous pourrez rester dans le logement pendant vos jours de repos ou lorsque la famille part en vacances.
Enfin, clarifiez dès le départ les horaires, la rémunération, les jours de repos, les vacances et les conditions de départ.
Si la famille a déjà accueilli un jeune au pair, demandez si vous pouvez échanger avec cette personne. Une conversation de quelques minutes permet souvent d'obtenir une vision beaucoup plus concrète du quotidien dans la famille.
Il est fortement préférable de mettre l'accord par écrit avant le départ. Selon la réalité de la relation de travail, des obligations relevant du droit du travail britannique peuvent par ailleurs s'appliquer.
L'accord devrait au minimum préciser :
Évitez les accords vagues du type « quelques heures avec les enfants en échange du logement ». Plus les attentes sont précises avant votre arrivée, moins vous risquez de découvrir ensuite une charge de travail très différente de celle annoncée.
Il n'existe pas de montant universel d'« argent de poche » applicable à tous les au pairs britanniques.
Les règles officielles britanniques indiquent que les au pairs peuvent avoir droit au National Minimum Wage ou au National Living Wage. La qualification juridique dépend toutefois des conditions réelles dans lesquelles la personne vit et travaille.
Une exception au salaire minimum peut notamment s'appliquer à certaines personnes vivant véritablement comme un membre de la famille, partageant les activités et les tâches familiales et ne payant ni leur nourriture ni leur logement. Toutes les situations au pair ne remplissent pas nécessairement ces critères.
Méfiez-vous donc d'une famille qui affirme simplement que « les au pairs ne sont jamais salariés » ou qu'un faible montant d'argent de poche suffit systématiquement. Le nom donné à l'arrangement ne détermine pas à lui seul vos droits.
Il n'existe pas de règle générale imposant à tous les au pairs de travailler exactement 25 ou 30 heures par semaine. Les horaires doivent être convenus avec la famille et rester compatibles avec le droit du travail ainsi qu'avec les éventuelles restrictions de votre visa.
Avant d'accepter, demandez un planning hebdomadaire concret. « S'occuper des enfants le matin et après l'école » peut représenter des journées très différentes selon l'heure du réveil, les trajets scolaires, les activités et le nombre de soirées de baby-sitting.
Il est également important de distinguer les tâches normales liées aux enfants — préparer leur petit-déjeuner, ranger leurs affaires ou faire leur lessive — d'un véritable travail de ménage pour toute la maison.
Si vous avez le droit de travailler au Royaume-Uni, vous pouvez avoir besoin d'un National Insurance Number pour vos démarches administratives et fiscales.
Vous pouvez toutefois commencer à travailler avant de l'avoir reçu, à condition d'être en mesure de prouver votre droit au travail au Royaume-Uni.
Selon votre mode de rémunération et la durée du séjour, disposer d'un compte local peut simplifier la vie quotidienne. Les démarches sont détaillées dans notre guide pour ouvrir un compte bancaire au Royaume-Uni.
L'accès aux soins dépend de votre statut. De nombreux titulaires d'un visa de plus de six mois doivent payer l'Immigration Health Surcharge lors de leur demande de visa. Lorsque cette contribution est requise et payée, elle donne accès au National Health Service (NHS) à partir du début de validité du visa, même si certains services restent payants.
Une assurance complémentaire peut rester utile selon vos besoins, notamment pour les soins ou situations qui ne seraient pas couverts comme vous le souhaitez.
Ne versez pas d'argent à une prétendue famille pour « réserver » votre place et méfiez-vous des personnes qui proposent de s'occuper elles-mêmes de votre visa contre paiement. Une famille d'accueil ne peut pas créer un droit au travail qui n'existe pas.
Avant de partir, vérifiez l'identité de la famille, son adresse et les conditions du placement. Organisez plusieurs appels vidéo et, si possible, échangez avec un ancien au pair.
Soyez particulièrement prudent si la famille :
Une fois la famille trouvée et votre droit au travail confirmé, conservez une copie de vos documents d'immigration et de l'accord conclu avec la famille. Notez également les coordonnées d'une personne à contacter en cas de problème et prévoyez suffisamment d'argent pour pouvoir changer temporairement de logement ou rentrer chez vous si le placement se passe mal.
Si vous partez à Londres, il n'est normalement pas nécessaire de chercher votre propre logement puisque l'hébergement fait partie du principe même du séjour au pair. Il reste néanmoins utile de savoir comment fonctionne le marché locatif britannique si vous décidez ensuite de quitter la famille et de rester au Royaume-Uni avec un statut qui vous y autorise.
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Pour un jeune Français qui ne dispose ni d'un statut obtenu dans le cadre de l'EU Settlement Scheme ni d'un autre visa autorisant le travail, devenir au pair n'est plus la porte d'entrée simple vers le Royaume-Uni que cela pouvait être avant le Brexit.
Selon votre projet, d'autres possibilités peuvent être plus adaptées. Vous pouvez notamment vous renseigner sur les conditions pour trouver un emploi au Royaume-Uni ou effectuer un stage au Royaume-Uni. Là encore, le droit de travailler ou d'effectuer le stage dépendra de votre statut d'immigration.
Oui, mais seulement s'il dispose déjà d'un droit de travailler au Royaume-Uni. La nationalité française ne permet plus, à elle seule, de s'installer au Royaume-Uni pour devenir au pair.
Non. Le Royaume-Uni ne propose pas de visa spécifiquement destiné aux au pairs. Il faut être britannique ou irlandais, disposer d'un statut tel que le settled status ou pre-settled status, être éligible au Youth Mobility Scheme ou posséder un autre statut autorisant le travail concerné.
Non. Une ETA permet de voyager au Royaume-Uni dans le cadre des activités autorisées aux visiteurs, mais elle ne permet pas de venir travailler comme au pair.
Cela dépend des conditions attachées au visa. Certains étudiants peuvent travailler jusqu'à 20 heures par semaine pendant les périodes de cours, d'autres seulement 10 heures et certains ne peuvent pas travailler. Un Student visa ne doit donc pas être considéré comme un « visa au pair ».
Il n'existe pas de visa au pair britannique fixant une tranche d'âge générale de 18 à 30 ans. Les limites éventuelles dépendent notamment de la voie d'immigration utilisée. Pour le Youth Mobility Scheme, par exemple, l'âge maximal est de 30 ou 35 ans selon la nationalité.
En principe, un changement de famille peut être possible si votre droit au travail n'est pas lié à cette famille particulière et si les conditions de votre statut d'immigration le permettent. Avant de quitter votre hébergement, vérifiez néanmoins votre situation et prévoyez une solution temporaire pour vous loger.
Non, mais un niveau suffisant pour comprendre les parents, communiquer avec les enfants et réagir correctement en cas d'urgence est indispensable. L'expérience peut ensuite être une excellente occasion de progresser rapidement.
Il est toujours possible de devenir jeune au pair au Royaume-Uni après le Brexit, mais il faut disposer du droit d'y travailler. Il n'existe pas de visa au pair britannique et une ETA ou un statut de visiteur ne permet pas de venir travailler dans une famille.
Avant même de chercher une famille, vérifiez donc votre statut. Le Youth Mobility Scheme constitue une solution pour certaines nationalités, mais pas pour les ressortissants français sur la seule base de leur nationalité. Le Student visa, de son côté, comporte des restrictions de travail variables et ne doit pas être utilisé comme une solution automatique pour devenir au pair.
Une fois votre droit au travail établi, prenez le temps de définir par écrit les horaires, les tâches, la rémunération, le logement, les repas, les jours de repos et les conditions de départ. Depuis le Brexit, la question n'est donc plus seulement de trouver une famille britannique : la première étape est de vérifier que vous pouvez légalement travailler pour elle.
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