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PolitiqueDepuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni ne fait plus partie du marché unique européen et la libre circulation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne a pris fin. Pour les Français et les autres citoyens européens, le Brexit a surtout des conséquences sur les formalités de voyage, l'installation, le travail et les études au Royaume-Uni.
Un court séjour touristique reste relativement simple, mais partir vivre ou travailler au Royaume-Uni nécessite désormais, dans la plupart des cas, un statut d'immigration ou un visa adapté.
Vous préparez un séjour ? Les règles concernant le passeport, l'ETA et les contrôles à la frontière sont détaillées dans notre guide sur les formalités pour voyager entre la France et le Royaume-Uni.
Les citoyens français et de nombreux autres citoyens européens peuvent toujours se rendre au Royaume-Uni pour un séjour de courte durée sans demander de visa de visiteur. Pour le tourisme, les visites à des proches et certaines autres activités autorisées, le séjour peut généralement durer jusqu'à 6 mois.
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Le Brexit a néanmoins introduit deux changements importants : le passeport est désormais le document de voyage de référence et la plupart des voyageurs européens doivent obtenir une autorisation électronique de voyage avant leur départ.
Oui. Dans la plupart des cas, un citoyen français ou européen doit présenter un passeport valide pendant toute la durée du séjour pour entrer au Royaume-Uni.
Certaines personnes bénéficiant de droits protégés par l'EU Settlement Scheme peuvent encore voyager avec une carte nationale d'identité européenne. Le document utilisé doit être correctement associé à leur compte UK Visas and Immigration lorsque cela est requis.
Oui, dans la plupart des cas. Les citoyens français et de nombreux autres Européens qui voyagent au Royaume-Uni sans visa doivent obtenir une ETA pour le Royaume-Uni (Electronic Travel Authorisation) avant leur voyage.
L'ETA est liée électroniquement au passeport utilisé lors de la demande. Elle permet de voyager au Royaume-Uni pour des séjours pouvant aller jusqu'à 6 mois selon le motif du séjour, mais elle ne constitue pas un visa et ne donne pas le droit de s'installer ou de travailler librement au Royaume-Uni.
Entrer au Royaume-Uni comme visiteur, avec une ETA lorsque celle-ci est nécessaire, ne permet pas de s'y installer ni d'y occuper librement un emploi. Si votre projet est de travailler, étudier ou rejoindre durablement un proche, vérifiez le visa ou le statut correspondant avant votre départ.
La principale conséquence du Brexit pour les Européens souhaitant s'installer au Royaume-Uni est la fin de la libre circulation. Un citoyen français ne peut donc plus simplement venir s'installer au Royaume-Uni sur la seule base de sa citoyenneté européenne.
La situation dépend toutefois de la date d'arrivée et du statut de la personne.
Les citoyens européens qui résidaient au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020 ont pu protéger leurs droits grâce à l'EU Settlement Scheme et aux statuts settled et pre-settled.
Ces statuts permettent notamment, selon la situation de leur titulaire, de vivre, travailler et étudier au Royaume-Uni et d'accéder à certains services et prestations.
La date limite générale pour déposer une demande à l'EU Settlement Scheme était le 30 juin 2021. Certaines demandes restent néanmoins possibles après cette date, notamment pour certaines personnes ayant un délai différent ou pouvant justifier de motifs raisonnables pour une demande tardive.
Si vous ne bénéficiez pas de droits issus de l'EU Settlement Scheme ou d'un autre droit de séjour, vous devez généralement obtenir un visa correspondant au motif de votre installation.
Il existe plusieurs catégories de visas selon votre situation : travail, études, regroupement familial, mobilité internationale, talents ou compétences particulières, entre autres.
Le Brexit n'a donc pas rendu l'installation au Royaume-Uni impossible, mais les Européens sont désormais soumis au système d'immigration britannique au même titre que de nombreux autres ressortissants étrangers.
Depuis la fin de la libre circulation, un citoyen français ou européen qui souhaite venir travailler au Royaume-Uni doit généralement disposer d'un visa ou d'un statut lui donnant le droit de travailler.
Le Skilled Worker visa est l'une des principales voies pour venir exercer un emploi au Royaume-Uni, mais ce n'est pas la seule.
Pour obtenir un Skilled Worker visa, il faut notamment avoir une offre pour un emploi éligible auprès d'un employeur britannique autorisé à parrainer des travailleurs étrangers.
Le salaire doit également respecter les règles applicables au poste. Dans le cas général, il faut actuellement gagner au moins £41 700 par an ou le going rate correspondant au métier, le montant le plus élevé étant normalement retenu.
Des règles différentes ou des seuils réduits peuvent toutefois s'appliquer dans certaines situations, notamment selon le métier, le profil du candidat ou le secteur concerné.
Les nouveaux candidats au Skilled Worker visa doivent généralement justifier d'un niveau d'anglais d'au moins B2. Des dispositions différentes existent notamment pour certaines personnes qui détenaient déjà ce visa avant le 8 janvier 2026.
Les conditions d'immigration évoluent régulièrement. Avant d'accepter un poste ou d'engager des frais, vérifiez toujours que l'emploi, le salaire et l'employeur remplissent les conditions du visa demandé.
Oui. Selon votre nationalité, votre profession et votre projet, d'autres voies peuvent être possibles, comme le Global Talent visa, certains visas familiaux ou le Youth Mobility Scheme pour les nationalités éligibles.
La France ne participe actuellement pas au Youth Mobility Scheme. Un Français ne peut donc pas utiliser ce visa uniquement en raison de sa nationalité française.
Si votre objectif est professionnel, notre guide consacré à la recherche d'un emploi au Royaume-Uni détaille les principales démarches à prévoir.
Les citoyens européens qui viennent suivre un cursus de longue durée au Royaume-Uni ne bénéficient plus automatiquement des mêmes conditions qu'avant le Brexit.
Pour de nombreuses formations de plus de 6 mois, il faut désormais obtenir un Student visa.
Le candidat doit notamment être accepté par un établissement disposant d'une licence de sponsor étudiant et recevoir une Confirmation of Acceptance for Studies (CAS). Il doit également satisfaire aux conditions linguistiques et financières correspondant à sa situation.
Pour les frais de vie, les montants actuellement demandés sont de :
Ces sommes sont demandées pour un maximum de 9 mois, en plus des frais de scolarité restant éventuellement à payer. Des exemptions existent dans certaines situations.
La demande de Student visa coûte actuellement £558. Il faut généralement ajouter l'Immigration Health Surcharge (IHS), dont le tarif applicable aux étudiants est actuellement de £776 par an. Le montant total dépend notamment de la durée du visa.
Ces montants sont susceptibles d'être modifiés par le gouvernement britannique. Vérifiez les tarifs et les exigences financières en vigueur au moment de votre demande.
Le Brexit a également modifié le statut de nombreux étudiants européens en matière de frais universitaires. Les nouveaux étudiants venant de l'Union européenne ne bénéficient plus automatiquement du tarif britannique home fee et peuvent être soumis aux frais applicables aux étudiants internationaux.
La situation dépend néanmoins du statut d'immigration, du lieu de résidence, de la date d'installation et d'autres critères. Il ne faut donc pas considérer le tarif international comme une règle absolue pour tous les citoyens européens.
Contrairement à ce que l'on pouvait craindre au moment du Brexit, la carte européenne d'assurance maladie (CEAM) reste utilisable au Royaume-Uni dans certaines situations.
Lors d'un séjour temporaire, une CEAM valide délivrée par un pays de l'Union européenne peut notamment permettre d'accéder aux soins médicalement nécessaires dans le système public britannique selon les règles applicables.
La CEAM ne remplace pas une assurance voyage : elle ne couvre notamment pas les soins médicaux privés, le rapatriement ou certains autres frais liés au voyage.
Pour les personnes qui s'installent au Royaume-Uni avec certains visas, l'accès au système de santé passe généralement par le paiement de l'Immigration Health Surcharge lors de la demande de visa. Cela permet ensuite d'accéder au NHS au Royaume-Uni pendant la durée du visa, sous réserve des règles et des frais qui continuent de s'appliquer à certains services.
Le Brexit n'empêche pas un voyageur français ou européen de conduire au Royaume-Uni avec un permis de conduire étranger valide.
Les visiteurs titulaires d'un permis français ou européen valide peuvent conduire au Royaume-Uni et n'ont généralement pas besoin de permis de conduire international.
Si vous venez avec votre propre véhicule, vous devez également disposer d'une assurance valable. Pour un véhicule assuré dans l'Union européenne, il est recommandé de conserver avec vous une preuve d'assurance valide et de vérifier les conditions auprès de votre assureur avant le départ.
Si vous vous installez durablement au Royaume-Uni, les règles applicables au permis peuvent différer de celles d'un simple visiteur. Vérifiez les conditions correspondant à votre âge, à votre permis et à votre lieu de résidence.
Pas nécessairement. Pour un séjour touristique ou une visite de courte durée, les citoyens français peuvent généralement séjourner au Royaume-Uni jusqu'à 6 mois sans demander de visa de visiteur. Une ETA est toutefois généralement nécessaire avant le voyage.
Dans la plupart des cas, non : les citoyens français et européens doivent voyager avec un passeport valide. Certaines personnes bénéficiant de droits protégés par l'EU Settlement Scheme peuvent toutefois continuer à utiliser une carte nationale d'identité sous certaines conditions.
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Un citoyen européen qui ne dispose pas déjà d'un droit au travail au Royaume-Uni doit généralement obtenir un visa autorisant le travail. Une ETA ou un séjour en tant que visiteur ne donne pas le droit de venir occuper librement un emploi au Royaume-Uni.
Oui. Il faut toutefois disposer d'un statut d'immigration adapté, par exemple grâce à un visa de travail, d'études ou familial, sauf si vous bénéficiez déjà d'un autre droit de séjour comme le settled status ou le pre-settled status.
Oui, une CEAM valide délivrée par un pays de l'Union européenne peut toujours être utilisée pour accéder à certains soins médicalement nécessaires lors d'un séjour temporaire. Elle ne remplace toutefois pas une assurance voyage.
Oui. Un visiteur peut conduire au Royaume-Uni avec un permis français valide et n'a généralement pas besoin d'un permis de conduire international.
Depuis le Brexit, voyager au Royaume-Uni reste relativement simple pour les Français et les autres citoyens européens, mais s'y installer, travailler ou étudier demande davantage de démarches.
Les règles d'immigration peuvent évoluer rapidement. Avant un départ pour travailler, étudier ou vous installer au Royaume-Uni, vérifiez toujours les conditions correspondant précisément à votre nationalité, votre statut et votre projet.
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